Guide · 17 août 2026 · 7 min de lecture
Liste d'avitaillement bateau : la liste complète à cocher
Fait partie du guide: Avitaillement d'un yacht : faire ses provisions en produits locaux

La plupart des listes d'avitaillement sont des listes de courses : elles suivent les rayons du magasin. À bord, ce classement ne sert à rien, parce que la question du jour du départ n'est pas « qu'est-ce que j'achète ? » mais « où est-ce que je le mets, et combien de temps ça tient là ? ». Cette liste est donc rangée par endroit de stockage. Elle couvre aussi la moitié non alimentaire, celle qui manque presque partout et qui gâche une croisière bien plus sûrement qu'un fromage oublié.
Les quantités ne sont pas reprises ici : elles sont dans nos menus d'avitaillement selon les invités et les jours, et la méthode de calcul est dans le guide de l'avitaillement. Ce qui suit, c'est ce qu'on coche.
Avitaillement ou ravitaillement : lequel préparez-vous ?
Les deux mots circulent comme des synonymes et ne le sont pas tout à fait. Avitailler un bateau, c'est le pourvoir avant son départ de tout ce dont il aura besoin : vivres, eau, glace, carburant, consommables. C'est le terme large, et c'est celui qui décrit ce que vous faites la veille au soir. Ravitailler, c'est réapprovisionner en cours de route — et dans le vocabulaire des professionnels du carburant, le mot est souvent réservé au plein.
La distinction est utile parce qu'elle sépare deux listes qu'on a tort de fondre en une seule : ce qui monte à bord au départ, et ce qu'on complètera à la prochaine vraie ville. Acheter dix jours d'un coup, c'est acheter du gaspillage.
Pourquoi classer par cambuse et non par rayon
Un frigo de voilier est plus petit qu'il n'en a l'air, le congélateur est souvent un tiroir, et le stockage sec, ce sont des équipets peu profonds. Le volume est donc la vraie contrainte, pas le budget. Ranger la liste par destination a trois effets immédiats : vous voyez tout de suite si une catégorie déborde, vous rangez en une fois au lieu de déballer trois fois, et vous savez où chercher à la nuit tombée sans réveiller le carré.
Le frais des trois premiers jours
Tout ce qui suit part au frigo, dans la partie la plus froide, et se mange avant le reste.
- Salades, herbes fraîches, tomates mûres, concombres
- Fruits fragiles : pêches, abricots, raisin, figues
- Poisson pour les deux premiers dîners, acheté le jour où vous le cuisinez
- Viande fraîche ou volaille pour un dîner, si le premier soir est au mouillage
- Lait, yaourts, beurre, fromages frais
- Pain du jour : une journée, pas une semaine
Ce qui tient la semaine
Cette moitié-là est celle qui rentabilise sa place. Elle va dans les équipets les plus frais et les plus sombres, calée pour ne pas bouger au près.
- Fromages à pâte dure et pâte pressée, sous vide tant que possible
- Charcuterie sèche entière plutôt qu'en barquettes
- Œufs — hors du frigo s'ils n'y ont jamais été, dans leur alvéole d'origine
- Légumes racines, oignons, ail, courgettes, aubergines, citrons
- Pommes, poires, agrumes : les fruits qui supportent le roulis
- Beurre en plaquette et fromage à pâte dure de secours pour la fin de semaine
Le fond de cambuse
Acheté une fois au départ, il transforme des restes en repas tout le reste de la croisière.
- Pâtes, riz, semoule, légumineuses sèches ou en bocal
- Tomates en conserve, thon ou sardines, olives, câpres
- Huile d'olive, vinaigre, sel, poivre, herbes séchées, bouillon
- Café, thé, sucre, lait longue conservation
- Farine, biscuits secs, fruits secs et oléagineux pour les quarts
- Miel et confiture — le petit-déjeuner du jour où le pain n'est plus frais
Boissons, eau et glace
- Eau de boisson et de cuisine : comptez trois litres par personne et par jour, plutôt quatre en août, même quand le bateau a des réservoirs — on boit ce qui est à portée de main.
- Bidons ou bouteilles réparties dans plusieurs équipets, pas toutes au même endroit : c'est aussi du poids et de l'assiette
- Vin, bière et apéritif : en fond de cale, l'endroit le plus frais du bateau
- Jus, sirops, tonics et citrons pour les fins d'après-midi
- Glace : deux sacs au départ, l'un pour la glacière souple, l'autre pour tenir le frigo pendant le chargement
La liste non alimentaire, celle que tout le monde oublie
C'est la moitié de la liste qui ne figure sur aucune liste, et celle dont l'absence se remarque le plus vite.
- Sacs poubelle solides en deux tailles, plus un sac dédié au verre
- Essuie-tout, torchons, éponges, liquide vaisselle biodégradable — les eaux dans lesquelles vous nagez sont celles où part la vaisselle
- Boîtes hermétiques, film alimentaire, papier aluminium : de quoi refermer tout ce qui est entamé
- Glacière souple pour les courses du matin et le retour du marché
- Papier toilette qui se délite, compatible avec les WC marins
- Allumettes ou briquet, piles, une lampe frontale pour la cambuse
- Un couteau qui coupe vraiment et une planche : la contrainte d'une cambuse, c'est un plan de travail, pas le nombre de casseroles
- Antidérapant en rouleau, élastiques, ficelle, pinces à linge
- Crème solaire, anti-nausée et pansements — la pharmacie de bord reste au skipper, mais ces trois-là manquent toujours
Ce qui ne monte pas à bord
- Le carton. Décartonnez sur le ponton : les cannelures sont le meilleur endroit du monde pour transporter des œufs de blattes jusque dans votre cambuse
- Le verre quand une alternative existe. Poids, bruit, casse, et un déchet encombrant à garder plusieurs jours
- Les gros emballages. Reconditionnez en boîtes : vous gagnez la moitié du volume et vous voyez ce qu'il reste
- Le surgelé acheté pour la semaine si le congélateur est un tiroir. Il décongèlera au premier jour de chaleur
- Ce qui demande un four quand il n'y en a pas à bord
Comment s'en servir le jour du départ
Coupez la liste en deux colonnes : ce qui monte au départ et ce qui se complétera à mi-parcours — pain, poisson, fruits et salade se rachètent en route, tout le reste se charge une fois. Le jour J, une personne coche pendant qu'une autre range : c'est ce qui évite de retrouver trois paquets de café dans trois équipets différents.
Deux gestes qui font gagner la croisière suivante : photographiez la cambuse pleine, et notez à la fin ce qui restait intact. Cette note-là est votre vraie liste d'avitaillement, calibrée pour votre équipage et votre bateau plutôt que pour un équipage moyen.
Où GetEats entre dans cette liste
GetEats est une place de marché de fermes et de producteurs identifiés : chacun prépare sa part de la commande, en général la veille du jour choisi, ce qui fait arriver du frais de la veille et non de la semaine passée. Concrètement, cela couvre bien les deux premières sections de cette page et le fond de cambuse ; le non-alimentaire, lui, se prend à terre.
Soyons clairs sur l'étape actuelle : notre réseau est le plus dense là où nos producteurs sont déjà installés, et nous le construisons en ce moment le long des côtes française et italienne. Si vous avitaillez un charter, écrivez-nous d'abord vos dates, votre effectif et votre port via le support : nous dirons ce que nous pouvons réellement livrer plutôt que de le promettre. Vous pouvez aussi parcourir les producteurs sur la carte et voir ce qui est disponible aujourd'hui.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre avitaillement et ravitaillement ?
Avitailler, c'est pourvoir le bateau avant le départ de tout ce dont il aura besoin : vivres, eau, glace, carburant, consommables. Ravitailler, c'est réapprovisionner en cours de route, et chez les professionnels du carburant le mot désigne souvent le seul plein.
Combien d'eau faut-il prévoir par personne et par jour ?
Comptez trois litres par personne et par jour pour boire et cuisiner, plutôt quatre en août. Prévoyez-les même quand le bateau a des réservoirs : l'équipage boit ce qui est à portée de main, pas ce qui demande d'ouvrir une trappe.
Faut-il tout acheter avant le départ ?
Non, et c'est l'erreur la plus coûteuse. Le pain, le poisson, les fruits fragiles et la salade se rachètent en route ; seuls le fond de cambuse, les boissons et ce qui se garde méritent d'être chargés en une fois au départ.
Pourquoi retirer les cartons sur le ponton ?
Parce que les cannelures du carton ondulé sont l'endroit où les blattes pondent, et qu'un carton monté à bord installe le problème pour toute la saison. Décartonner sur le quai coûte cinq minutes et fait gagner du volume au passage.
Comment gérer les déchets à bord ?
Prévoyez des sacs solides en deux tailles et un sac séparé pour le verre, qui est lourd, bruyant et encombrant. Réduire l'emballage avant d'embarquer est la seule méthode qui marche vraiment : ce qui ne monte pas ne redescend pas.